500 jours sans porno (pour vivre plus longtemps)

1% better every day - DailyMax #145

Pourquoi j’ai tout arrêté le 1er mai 2020 ?

Désolé de vous décevoir, mais rien de très folichon. Ce n’est ni à la suite d’une déception amoureuse, ni après la rencontre avec une star du porno. “Arrêter le porno” a tout simplement été embarqué dans mon challenge REBORN, réalisé le 1er mai 2020 en Australie (je vivais à Bondi Beach à cette époque).

Après avoir vu une vidéo sur la quantité de sucre dans nos aliments (selon l’OMS, il ne faut pas dépasser 25 grammes par jour, soit six cuillères à café pour 2.000 calories), j’ai décidé de créer un challenge sur 30 jours pour devenir une “meilleure version de soi-même” (expérience documentée sur mon blog).

Le concept était très simple (sur le papier) : enlevez 5 mauvaises habitudes et rajoutez 5 bonnes habitudes, le tout sur 30 jours. J’ai donc décidé d’enlever le sucre, le café (de loin le plus compliqué), la chair animale, l’alcool et … le porno pour rajouter la méditation, l’écriture, le sport, la lecture, le réveil avec le soleil (j’ai tenu 1 semaine…) et poster 1 vidéo par jour (pour documenter le challenge).


“Regarder du porno”, une mauvaise habitude ?

Pour être honnête, au moment du challenge, c’était une simple intuition. J’avais cette intuition que le porno était mauvais pour ma libido et mon énergie sexuelle. Il y avait au fond de moi une petite voie qui voulait me convaincre qu’il fallait mieux sans passer.

Cette intuition allait dans le sens d’un travail entamé après avoir tout quitté (le 26 décembre 2019) pour partir à la conquête de mes rêves (voir ma 100-rêves bucket list), dans le but de développer mes 6 énergies : le sport, la nutrition, le sommeil, la respiration, la spiritualité et le sexe.

Comment je m’y prends ? Je lis et je test tout ce que je peux. Je suis convaincu qu’on peut tous changer au rythme de “1% better everyday”. Voici quelques exemples :


Comme beaucoup d’hommes de mon âge, mon éducation sexuelle à l’adolescence s’est faite en regardant du porno sur VHS, à partir d’enregistrements clandestins des samedis soirs sur Canal+ réalisés par le “pote cool de la bande”. Sauf que cette éducation nous éloigne de notre propre corps, nous enseigne l’art de nous masturber en vitesse (par culpabilité, inexpérience ou peur de se faire attraper) et surtout projette sur nous des fantasmes complètement déconnectés de la réalité.

À 35 ans, ma consommation de porno me semblait plus que raisonnable avec un rythme de 1 à 3 fois par semaine. Ce qui me dérangeait cependant, c’était la façon dont cela intervenait, souvent en rentrant de soirées ou pour calmer des pics de stress (professionnel ou couple). En clair, cela ne partait jamais d’une intention très “positive”.

Rajoutez à cela, le fait, que regarder du porno est devenu si simple de nos jours (merci non merci Internet), qu’il m’arrivait de me masturber devant du porno en auto-pilote, limite de manière inconsciente. Qu’on se le dise, aujourd’hui, vous pouvez littéralement vous retrouver devant une vidéo pornographique en moins de 10 secondes.

Je n’ose imaginer les dégâts sur la nouvelle génération (et le stress pour les jeunes parents), avec le porno, maintenant directement accessible depuis n’importe quel smartphone.

Il y a aussi une sorte de chape de plomb sur le sujet. Même entre mecs on n’aborde pas le sujet. Et encore moins dans le couple. Comme si c’était tout à fait normal de se détendre devant une vidéo porno ou qu’il n’y avait aucun problème à fantasmer sur des images complètement hors de la réalité.

J’ai donc commencé à me documenter sur le sujet… par des lectures “Sex Matters: From Sex to Superconsciousness” ou “The Mastery of Love: A Practical Guide to the Art of Relationship” pour finir sur youtube, avec des vidéos plus précises sur la pornographie elle-même (exemple vidéo 1 / vidéo 2 / vidéo 3) puis sur la masturbation, normalement l’action qui va avec (vidéo 4 / vidéo 5 / vidéo 6 / vidéo 7).

Mais c’est le TEDX de Maria Ahlin qui a été le déclic pour comprendre que “regarder du porno est une “mauvaise habitude” qui doit disparaitre.

“Porn is a drug, but why isn’t it treated as an addiction?”

J’ai réalisé que “regarder du porno” revient à supporter l’industrie qui le créé. Tout comme manger de la viande, soutient l’industrie agro-alimentaire (et donc tout ce qui va avec). Cela peut sembler puéril, mais on fait rarement le rapprochement entre nos petites actions du quotidien et les grands problèmes qui nous entourent.

Par exemple, je pense que le meilleur moyen de préserver nos océans est tout simplement d’arrêter de manger du poisson. Et pas de dire “non au sac plastique chez Auchan” ou “non aux pailles en plastique”. Sur le sujet, je vous recommande vivement l’incroyable documentaire Seaspiracy

Pour reprendre la fameuse citation de Gandhi : “Sois le changement que tu veux voir dans le monde”. C’est donc ce que j’ai fait le 1er mai 2020 en décidant d’arrêter de regarder du porno.


Pourquoi j’ai mis 500 jours à vous en parler ?

La vérité est que le porno est sorti si vite de ma vie (et sans aucun problème) à la fin de mon challenge, que j’ai quasiment oublié qu’il existait. Je n’ai jamais eu l’envie ou le besoin de revenir sur un site porno pour me donner du plaisir ou pour éjaculer.

Je vais répondre de suite aux questions que vous devez vous poser : Oui, je ne me masturbe plus (du moins seul). Oui, j’ai la chance d’avoir souvent une partenaire qui comble amplement mes besoins sexuels (et donc de masturbation).

C’est seulement cette semaine, en lisant L'homme multi-orgasmique de Mantak Chia que j’ai découvert une autre facette du problème lié à la pornographie : l’éjaculation.

Mais commençons par son approche sur le sujet du sexe dans les films hollywoodiens ainsi que le porno vers le milieu du livre. Je trouve que son point de vue donne à réfléchir.

“Le sexe hollywoodien n’est pas du bon sexe ; ce n’est que du sexe rapide. Les effusions frénétiques et passionnées dépeintes dans la plupart des films, dans lesquels la femme est instantanément lubrifiée et immédiatement satisfaite par quelques minutes de remue-ménage coïtal seraient risibles, si elles ne laissaient pas d’autre recours à un si grand nombre de spectateurs que d’essayer d’imiter ce mode irréaliste de pratique amoureuse. Il est utile de rappeler que les exigences du scénario, d’une action constamment en mouvement, et l’intolérance du grand public ne supportant pas trop longtemps le spectacle de plaisirs corporels, rendent impossible l’exploration sur l’écran des nuances subtiles de l’art amoureux. “

Il cite l’actrice Candice Bergen qui décrit la recette d’un orgasme cinématographique d’une manière particulièrement directe : “Respirer bruyamment pendant dix secondes, rouler la tête d’un côté à l’autre, simuler une légère attaque d’asthme, et mourir un peu.”

Selon lui, le porno devrait offrir l’occasion d’apprendre un répertoire sexuel plus riche. Malheureusement, les coups de butoir frénétiques de la pornographie suivent plutôt le rythme de la main d’un homme se masturbant, que les sensations subtiles et profondes d’un échange amoureux réel, en chair et en os.

Il voit donc une corrélation entre le sexe “hollywoodien” (ainsi que le porno) et la rapidité d’éjaculation d’une grande majorité des hommes. Sachez que la durée moyenne d’un rapport sexuel est de 5,4 minutes et que le temps avant l’éjaculation diminue significativement avec l’âge, passant de 6,5 minutes pour le groupe de 18-30 ans et 4,3 minutes pour celui des plus de 51 ans.

En clair, à peine le temps de lire cette newsletter en entier !

Si on y réfléchit deux minutes (sans jeu de mot avec le paragraphe précédent), nous avons tout à y perdre dans ce “sexe accéléré”. Même les scientifiques le prouvent en démontrant que ces rapports rapides ne laissent pas suffisamment de temps pour que les substances chimiques naturelles qui accompagnent le toucher et l’excitation sexuelle puissent être libérées dans le sang, court-circuitant la sensation générale de bien-être que les rapports amoureux procurent en règle générale.

Je cite : “Avec une sexualité aussi pressée, l’homme et la femme n’ont aucune possibilité de s’échanger leur énergie sexuelle, ni de s’harmoniser l’un avec l’autre, et peuvent même en arriver à se vider mutuellement de leur énergie.”


Ejaculez moins, vivre plus longtemps

Et donc on vient l’autre face cachée de la pornographie : l’éjaculation elle-même. Normalement, je dis bien normalement, “regarder du porno” a pour objectif pour nombreux d’entres nous de se donner du plaisir jusqu’à l’éjaculation. Sauf que (selon la sexualité taoïste), avoir des orgasmes sans éjaculer peut aider les hommes à atteindre un niveau de santé corporelle optimal et à vivre plus longtemps, même si cela peut encore vous sembler difficile à croire.

Dans un article en première page du “New York Times” le 3 décembre 1992, des recherches scientifiques étonnantes qui semblent confirmer l’ancienne notion taoïste : le tribut important que la production de sperme prélève sur l’organisme humain.

“Je ne m’attendais pas du tout à de tels résultats quand j’ai commencé cette expérience. Ils m’ont paru tellement saisissants que j’ai refait le travail plus de quatre fois pour m’assurer que tout était juste. Il en découle principalement qu’un grand nombre de nos idées préconçues (concernant la sexualité masculine) ne sont tout simplement pas fondées.”

Le Dr. Van Voorhies étudiait des vers simples mais révélateurs, appelés nématodes. Quel rapport, vous demandez-vous peut-être, existe-t-il entre ces vers et votre sexualité ? Et bien, ces nématodes ne ressemblent pas du tout aux vers de terre que l’on trouve dans nos jardins. “Les gènes et les processus biochimiques employés par les nématodes, sont les mêmes que ceux utilisés par les êtres humains et autres mammifères.” explique le Dr. Philip Anderson de l’Université du Wisconsin.

En clair, les nématodes sont fréquemment utilisés à la place de sujets humains dans les études scientifiques. Le Dr. Van Voorhies a testé trois espèces de vers mâles :

  • On a laissé le premier groupe de vers s’accoupler à volonté, ce qui exigeait une fréquente production de sperme de leur part. En moyenne, ces vers “libertins” de type Don Juan ne vivaient que 8,1 jours. (Les nématodes, en général, ne vivent pas très longtemps.)

  • On n’a pas du tout laissé le deuxième groupe de vers copuler. Ces vers, d’un genre disons monastique vivaient 11,1 jours en moyenne.

  • Mais le plus étonnant des trois, le troisième groupe de vers multi-orgasmiques qui n’étaient pas constamment obligés de produire du sperme, mais que l’on laissait s’accoupler à volonté, vivaient presque 14 jours, une durée de vie 50% plus longue que les vers qui avaient constamment besoin de produire du sperme.

Le “Times” concluait ainsi : “Ce nouveau travail suggère qu’une production incessante de sperme a un prix pour l’organisme masculin, exigeant peut-être l’emploi d’enzymes complexes ou de processus biochimiques qui génèrent des sous-produits métaboliques nuisibles.” Le “Times” va jusqu’à suggérer que “la différence de durée de vie entre les hommes et les femmes est peut-être simplement liée à la production de sperme. Les femmes en moyenne vivent environ six ans de plus que les hommes.”

Il existe d’autres théories pour expliquer la disparité d’espérance de vie entre hommes et femmes, incluant notamment des différences hormonales ou de vie entre les deux sexes. Que la production de sperme réduise ou non réellement le temps qu’il vous reste à vire, il est indéniable qu’elle mine vos forces.

Accrochez vous, ce n’est pas fini.

Chaque fois que vous éjaculez, votre corps suppose qu’il doit s’apprêter à créer une nouvelle vie. Selon le Tao, tous les organes et les glandes dans votre corps donnent alors leur meilleure énergie, ce qui s’appelle de l’énergie orgasmique. Chez de nombreuses espèces, une fois que cette énergie a été donnée, une fois que la semence a été perdue, le corps de l’animal commence à se détériorer.

Les saumons, par exemple, meurent peu après avoir pondu leurs œufs ou les plantes que l’on empêche de donner graine vivent plus longtemps que les autres. Bien qu’heureusement, nous, êtres humains, ne ne mourront pas après l’éjaculation, les Taoïstes estiment que, faisant partie de la nature, il nous importe de comprendre ses lois. Surtout lorsque l’on sait que, selon l’ouvrage “Sexual Behavior in the Human Male” de Alfred C. Kinsey, un homme éjacule en moyenne 5000 fois pendant l’ensemble de sa vie. Voir certains éjaculent un nombre de fois beaucoup, beaucoup plus grand que cette moyenne.

Vous l’aurez compris, ça fait beaucoup d’énergie “jetée par les fenêtres” (ou dans des mouchoirs).


Dissocier l’éjaculation de l’orgasme masculin ?

Pour conclure, ou plutôt pour “ouvrir” sur une nouvelle réflexion, je reviens sur le thème central du livre de Mantak Chia, qui nous explique à quel point nous (les hommes) avons tout faux ! Dans les grandes lignes, il explique l’intérêt de dissocier l’éjaculation de l’orgasme masculin, pour prolonger le plaisir, conserver l’énergie sexuelle à l’intérieur (permettant d’accéder à de nombreuses vertus) et surtout devenir “multi-orgasmique”.

Cela fait trois mille ans que les Chinois savent que l’homme peut avoir des orgasmes multiples, en retardant et même en retenant son éjaculation. Il a fallu attendre les années 1940 en Occident avant que ce pionnier de la recherche, Alfred Kinsey, ne rapporte de semblables découvertes. Cependant, même des décennies plus tard, alors que ses affirmations ont été démontré en laboratoire de manière répétée, la plupart des hommes continuent à ignorer leur propre potentiel multi-orgasmique.

Or, dans l’approche occidentale de la sexualité, l’homme est trop souvent axé sur un objectif unique : éjaculer (“s’éclater”), inévitable source de déception et de découragement, au lieu de savourer l’ensemble de l’acte sexuel, qui est un processus orgasmique.

Nous sommes nombreux à être effarés à l’idée-même d’avoir des orgasmes sans éjaculer, sans doute parce que nos vies sexuelles ont été exclusivement “éjaculatoires” pendant si longtemps, souvent pendant des décennies. Il faut donc commencer par démystifier l’éjaculation, “qui n’est en fait rien d’autre qu’un spasme musculaire involontaire.”.

Je vais terminer sur un paragraphe qui devrait en faire sourire plus d’un, il s’intitule “la petite mort”.

Les maîtres taoïstes, qui s’intéressaient à la sexualité comme une des composantes de la santé globale du corps, avaient découvert que l’éjaculation vide un homme de son énergie, cette perte de vigueur, cette sensation générale de fatigue après une éjaculation. Alors que vous aimeriez pouvoir être attentif aux besoins émotionnels et sexuels de votre partenaire, votre corps ne demande qu’une chose : dormir. Comme l’a exprimé un homme multi-orgasmique, “Après avoir éjaculé, l’oreiller me semble plus attrayant que ma petite amie.”

Peng-Tze, un conseiller amoureux du célébrissime Empereur Jaune, a rapporté il y a presque cinq mille ans : “Après l’éjaculation, l’homme est fatigué, ses oreilles bourdonnent, ses yeux sont lourds et il n’aspire qu’à dormir. Il a soif et ses membres sont faibles et raides. En éjaculant il vit une sensation forte pendant un bref instant, mais doit subir par la suite la souffrance de longues heures d’épuisement.”

En Occident, nous supposons que l’éjaculation est la culmination inévitable de l’excitation masculine et la fin, le but-même des ébats amoureux. En Chine, cependant, les docteurs avaient compris depuis longtemps que la petite mort de l’éjaculation, comme les Français l’appellent, est une trahison du plaisir masculin et un dangereux affaiblissement de la vitalité virile, qu’il est possible d’éviter.

Bonus : je vous conseille d’aller voir la série CLIMAX de mon amie Laurène Dorléac, une formation vidéo dédiée au plaisir féminin, basée sur la science, pour un plaisir égalitaire et partagé par toutes et tous. Oui, c’est une formation intéressante pour nous aussi les hommes !

CLIMAX : L'éducation au plaisir féminin


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